8 décembre 2010

Erreur de la banque en votre faveur

Encore une de ces comédies populaires françaises contemporaines qui tournent en rond autour d'un triste totem nommé le fric, après Hors de prix, Le prix à payer, Combien tu m'aimes, Cliente, Le coût de la vie, Ah si j'étais riche ! et j'en passe des pires et des plus moisis. Après tout c'est un sujet comme un autre et la satire sociale est propice à la comédie. Mais pour tout vous dire c'est un sujet qui me fane... Que le fric soit le thème profond du film ou un simple prétexte à vannes, y'a de quoi vous faire vieillir. Car le vrai problème c'est qu'on ne voit plus que toute cette oseille qui fascine nos pires réalisateurs franchouillards lorsque la comédie est à ce point misérable... Avant, en France, il me semble que ces films-là étaient plus souvent réussis. Aujourd'hui j'ai honte de graver ça pour mon père. Quand je l'ai au téléphone et que je lui demande à propos de toutes ces daubes que je lui offre : "Alors ?", sa réponse est sans équivoque et toujours identique : "Fils...". Et il a raison.


Sur le tournage, entre deux scènes, Gérard Lanvin mime avec ses mains la taille de son gros chocolat Lanvin.

Vous me direz : "Pourtant y'a Gérard Lanvin !". On parle bien du mec qui est dans Camping, 3 zéros, Le boulet ? Et Darroussin... Peau de balle. Pas évident de faire marrer quand les personnages principaux ont la psychologie et l'attitude de deux gosses pas spécialement éveillés. En revanche ça leur permet de s'envoyer d'autres gosses. Darouflan, du haut de ses 56 balais, se tape sans vergogne une enfant de 17 ans, une sorte de cagette en plus, et Lanvin, 60 années de vol à la tire au compteur, s'envoie Barbara Schulz, 38 ans, soit 22 piges de moins que lui. On est donc face à un cas à part dans la catégorie long métrage. Assis sans moufeter devant un film écrit pour des pédophiles avides de pognon. Drôle de programme. Ce sera sans moi. Pour en revenir à Barbara Schulz : j'en suis revenu, plus je la vois mal jouer dans tous ces sombres merdes où elle est contrainte de se foutre à poil, plus je la trouve laide. Et si elle était la seule à jouer comme une triso ce serait beau. Même Lanvin et Darroussin semblent n'en avoir rien à foutre de jouer la comédie. On leur demande simplement de faire leur métier ! Au lieu de ça ils sabordent les scènes soit parce qu'ils sont carrément éteints, soit en surjouant très péniblement.


Sur le tournage Gérard Bitton mime avec ses mains la forme de ses énormes couilles

La morale du film, dite clairement par un des personnages secondaires écœurants histoire de faciliter la tâche aux deux réalisateurs de cette daube (ils s'y sont mis à quatre mains, à quatre mains !), c'est "L'argent ne fait pas le bonheur". On a pourtant le sentiment profond, chevillé au corps, que tous ceux qui ont participé à l'accouchement aux forceps de ce long métrage prématuré et dégénéré l'ont fait avec deux gros dollars verts imprimés dans les vitrines de leurs globes oculaires, les poches pleines aux as et les chicots d'argent tanqués dans le parquet. Surtout Lanvin. Même Daroussin... mon idole... mon tonton, mon darron. Tonton Darrou !


Erreur de la banque en votre faveur de Gérard Bitton et Michel Munz avec Jean-Pierre Darroussin et Gérard Lanvin (2009)

4 commentaires:

  1. Fameux, j'y reviens avec plaisir sur ce blog.

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  2. De tous les films que tu cites dans cet article (tous), je n'ai vu que le Boulet et 3-0. A leurs sorties. J'étais déjà deg à l'époque. Troizero est une pire daube sans l'ombre d'une vanne et le Boulet, même si on sourit une ou deux fois, ça reste le début de la mode "faisons des films all stars et juste ça" (avec les caméos de Anelka, Jamel et j'en passe, tout comme on en voit partout depuis, par exemple dans les deux derniers Asterix).

    J'ai vu un paquet de merdes, récemment. J'ai tout de même maté les intégrales de Michael Cera et Brad Cooper. Ben je te laisse celles de Darrou et Lanvin, tout comme jte laisse aussi Darmon, Lavoine et Zabou, parole ! J'en materai pas un seul, makash !

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  3. C'est ce qui nous sépare ! A tout prendre je préfère réduire mon temps de vie en compagnie de ce bon vieux Darroussin, souvent géant quoi qu'on en dise, ou en regardant les nibards minuscules de Shulz, que devant les grosses cylindrées de merde interprétées par ces gros merdeux de Cera et autres Cooper.

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  4. Guiltine ! Guiltine,- ! Je plaide guiltine !

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